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Vers une version préliminaire des Indicateurs pour mesurer la durabilité de la préservation de l’information

Du 11 au 13 septembre 2019, le Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest-Sahel a organisé un atelier régional réunissant une quarantaine d’experts et expertes venus de 13 pays d’Afrique, pour formuler les Indicateurs de mesure de la préservation durable de l’information.

A l’ère de la société de l’information et de la connaissance, les avancées technologiques ont favorisé la production, l’utilisation, le stockage et le partage de l’information (documents, microfilms, bases de données, éléments audiovisuels, fichiers numériques, codes sources de logiciels, contenus web, etc.) à une vitesse et un volume sans précédents dans l’histoire de l’humanité. Toutefois, la préservation à long terme de cette information fait face, en l’absence de solution fiable, à de nombreux défis liés notamment au cadre de régulation, aux capacités humaines et institutionnelles, et à l’évolution des technologies de l’information et de la communication.

L’information, dûment préservée au fil du temps et rendue accessible, est une source continue de connaissance. L’UNESCO, à travers le Programme Information Pour Tous (PIPT), fait de la sensibilisation à la réduction des risques de perte irréversible de l’information, un objectif important de ses interventions. L’atelier régional sur l’élaboration des Indicateurs de la durabilité de la préservation de l’information qui s’est tenu à Dakar du 11 au 13 septembre 2019 s’inscrit dans ce même objectif. Cet atelier a connu la participation d’experts en archivistique, documentation, bibliothéconomie, TIC, statistiques, etc. venus de l’Afrique du Sud, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Kenya, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, Sénégal, et Togo.

Pendant trois jours, la quarantaine des participants (parmi lesquels environ 35% de femmes) ont passé en revue près de 170 indicateurs compilés à partir des propositions reçues et répartis dans cinq principales catégories : Cadre juridique et réglementaire, Capacités institutionnelles, Ressources humaines, Conservation, Infrastructure et technologies.

Les travaux de groupe et les sessions de plénière ont permis aux experts de retenir une quarantaine d’indicateurs et une dizaine de sous-indicateurs susceptibles d’orienter les politiques et stratégies nationales en matière de préservation durable de l’information. Dans le choix et la formulation des indicateurs, les experts ont tenu compte des principes de la construction des sociétés de la connaissance (respect des droits humains, égalité de genre, ouverture, inclusion, etc.) ; du cadre des Indicateurs d’Universalité d’Internet ; et des dispositions de la Recommandation 2015 de l’UNESCO concernant la préservation et l’accessibilité du patrimoine documentaire, y compris le patrimoine numérique.

Tous les indicateurs retenus ont une portée plus nationale qu’institutionnelle, ce d’autant plus que, comme l’avait rappelé le Prof. Charles Omekwu, dans son exposé inaugural « chaque nation a une importante responsabilité de gérer ses ressources informationnelles dans le but de développer son économie et d’éclairer son peuple ».

Réagissant à la suite des travaux, Dr. Dorothy Njiraine de l’Université de Nairobi (Kenya) a déclaré que l’atelier est une « invitation à porter un regard à la fois critique et analytique sur la pratique de la préservation de l’information pour identifier des indicateurs pertinents. » Pour la Directrice des Archives nationales du Cameroun, Dr Esther Olembe, « les Indicateurs [en cours d’élaboration] sont un instrument majeur pour orienter les décideurs sur les actions urgentes et prioritaires en faveur de la préservation de l’information ».

Les travaux de l’atelier ont pris fin, ce 13 septembre 2019 avec une cérémonie de clôture présidée par Mme Fatoumata Cisse Diarra, Directrice des Archives Nationales du Sénégal. A l’issu de l’atelier, les participants se sont engagés à poursuivre la consultation avec les structures de recherche et autres institutions pertinentes pour améliorer et compléter la version préliminaire des indicateurs. Ils ont aussi formulé des recommandations qui portent, entre autres, sur l’urgence d’agir pour la préservation de l’information numérique et le développement de l’expertise au niveau national, l’appropriation nationale des indicateurs de la durabilité de la préservation de l’information, et la sensibilisation sur l’importance de la préservation de l’information.

Il convient de noter que les indicateurs issus de cet atelier seront, conformément à la stratégie habituelle de l’UNESCO, soumis à large consultation avant leur validation finale.

UNESCO à Dakar

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