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Système
des Nations unies
au Sénégal

Un nombre croissant de personnes se rendent au Sénégal en provenance de la Gambie.

La plupart des nouveaux arrivés sont des enfants, envoyés au Sénégal par leurs parents comme mesure de précaution Plusieurs milliers de personnes, principalement des enfants, ont quitté la Gambie et traversé au Sénégal au cours des 10 derniers jours pour échapper à la tension croissante émanant des résultats de l'élection présidentielle du mois dernier. Alors que certaines personnes ont choisi de rester en Gambie, beaucoup d’autres elles ont commencé à envoyer leurs enfants au Sénégal comme mesure de précaution face à l'impasse politique, craignant de potentiels troubles. « Les équipes du HCR rapportent que des autocars remplis d'enfants, accompagnés de femmes, traversent la frontière » précise Liz Ahua, la représentante régionale du HCR pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar.

Le HCR, certaines agences humanitaires et les autorités sénégalaises surveillent les frontières depuis la crise politique qui a éclaté le mois dernier ; elles ont déployé des missions conjointes sur le terrain la semaine dernière et cette semaine au sud du Sénégal, en Casamance, qui borde la Gambie, ainsi que dans ses environs. Outre le HCR et le Comité National pour les Réfugiés, les Rapatriés et les Personnes Déplacées (CNRRPD) au Sénégal, l’OCHA, l’UNICEF, le Programme Alimentaire Mondial, l’OIM et quelques autres parties prenantes ont également participé à ces missions.

Une grande partie de cette traversée quotidienne relève du trafic régulier, mais les résultats préliminaires indiquent également que plusieurs milliers de personnes ont traversé au Sénégal pour chercher un abri, principalement dans les zones de Ziguinchor, Sédhiou, Kaolack et Kolda. Très peu d’arrivées ont été notées dans les régions de Fatick, Kaffrine et Tambacounda ; mais cette tendance pourrait rapidement changer. Les autorités, avec le soutien du HCR, travaillent actuellement à renforcer les systèmes d’enregistrement.

La majorité des arrivées au Sénégal sont des Gambiens, ainsi que des Sénégalais qui ont travaillé ou vivent en Gambie. Les équipes signalent également la présence de Ghanéens, de Guinéens, de Libériens, de Mauritaniens et de Libanais parmi les arrivées. « La plupart vivent chez des parents ou des familles d’accueil. Certains ménages ont plus que doublé ou triplé en taille, ce qui risque de mettre une pression sur leurs ressources, en particulier en termes de nourriture » indique Liz Ahua.

Le HCR collabore étroitement avec les autorités sénégalaises et les organismes d’aide pour établir des plans d’urgence en cas de futurs afflux. Il s’agit notamment d’identifier et de préparer des sites de transit et d’hébergement à proximité d’installations déjà existantes qui fournissent des services de base.

Une équipe du HCR s’est rendue hier (jeudi) dans la zone de Zinguichor en Casamance pour évaluer la capacité de protection sur place. Le bureau du HCR et les autorités de Guinée-Bissau envoient également une équipe à Cacheu, dans le nord-ouest du pays où environ 400 personnes seraient arrivées de la Gambie ces derniers jours.

Les efforts diplomatiques de divers acteurs internationaux y compris la CEDEAO, l’Union africaine et l’ONU, sont encore en cours pour convaincre le président Yaya Jammeh de se retirer après avoir perdu les élections de décembre dernier. Le président élu Adama Barrow devrait assumer ses nouvelles fonctions le 19 janvier 2017.

Contacts
A Dakar : Helene Caux, Administratrice principale régionale chargée de l’Information Publique, caux@unhcr.org, Tel : +221 77 333 1291
Simplice Kpandji, Administrateur régional chargé du reporting , kpandji@unhcr.org, Tel : +221 77 333 9883

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