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Sénégal : la gestion durable de la pêche au cœur de la stratégie de développement économique et sociale

Avec plus de 3 milliards de personnes dépendent de poissons pour une importante source de protéines animales, et 300 millions de personnes comptent sur les pêches maritimes pour leurs moyens de subsistance, la gestion durable de la pêche se retrouve au cœur des discussions de la Conférence sur les océans qui se déroule actuellement au Siège de l’ONU à New York.

« Le constat global c’est que nos océans sont très menacés, très agressés par l’acidification, par la pollution, par la surpêche, par la pêche non-déclarée non-réglementée », a déclaré Oumar Guèye, Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime du Sénégal, qui participe aux travaux.
Avec 718 km de côtes, le Sénégal vit essentiellement de la pêche, qui représente 3,2 % du PIB. La moyenne de consommation de poissons par personne est de 29 kg par personne et par an alors que la moyenne mondiale tourne autour de 20 kg, a indiqué le ministre.
La gestion durable de la pêche et la régénération des habitacles est donc au cœur de la stratégie de développement économique et sociale du Sénégal.
Le Sénégal a pris des mesures importantes dans le cadre de la protection des ressources marines, conformément à la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable numéro 14 qui souligne la nécessité de préserver et d’utiliser de manière durable les océans, les mers, et les ressources marines.
Le gouvernement a par exemple mis en place un nouveau code de la pêche avec des sanctions « extrêmement sévères » à l’encontre de ceux qui font de la pêche illicite. Autres mesures : les tailles de capture ont été augmentées pour qu’elles correspondent à la taille de reproduction des poissons, le développement de l’aquaculture comme alternative à la pêche de capture et le développement des aires marines protégées.
Au Sénégal, plus de 85% des débarquements de poissons le sont par la pêche artisanale.
« Cette pêche artisanale est protégée, elle est organisée en co-gestion au niveau des pêcheurs pour qu’ils prennent conscience que cette ressource n’est pas pérenne » , a également précisé Oumar Guèye.
Le Sénégal espère notamment que la Conférence sur les océans sera l’occasion pour la communauté internationale de formuler un « consensus » autour de la question de la pêche illégale, « une mutualisation mondiale en utilisant même les nouvelles technologies satellitaires pour traquer les bateaux qui viennent dans nos eaux », a dit le Ministre.
(Interview : Oumar Guèye, Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime du Sénégal ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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