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Renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au Niger.

La région du Sahel est de plus en plus affectée par la criminalité transnationale organisée, l'extrémisme violent et le terrorisme - mettre un terme à leur financement constitue donc une priorité primordiale pour prévenir et combattre ces phénomènes.

Du 11 au 13 Octobre 2016, le Programme mondial de lutte contre le blanchiment d’argent, le produit du crime et le financement du terrorisme (GPML) de l’ONUDC a organisé, grâce au soutien financier du Grand-Duché du Luxembourg et l’appui logistique de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) du Niger, un atelier national de sensibilisation des assujettis à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT).
Réunissant dans la même salle, 29 représentants des secteurs financier et non financier (banques, microfinances, maison de change, agence de transfert, agence immobilière, avocat, notaire, assurance etc.), cet atelier de trois jours avait pour but de faire prendre conscience à ces représentants de leur rôle dans la LBC/FT. L’atelier a été ouvert par Mme Tchimaden SANADY, Présidente de la CENTIF. Elle a tout particulièrement bien accueilli la tenue de cet événement, le Niger mettant actuellement en œuvre une des nouvelles exigences des recommandations du groupe d’action financière (GAFI), à savoir l’évaluation nationale de risque. Lors de cette évaluation, les assujettis seront associés afin d’identifier les risques et vulnérabilités en lien avec leur secteur d’activité.

Le Représentant du Grand-Duché du Luxembourg, Eric DIETZ, a quant à lui souligné l’importance de ces thématiques dans une région, le Sahel, où les frontières sont poreuses et l’économie essentiellement basée sur l’argent liquide. Il a insisté sur les rôles que chacune des entités présentes a à jouer, en particulier en faisant une déclaration d’opérations suspectes à la CENTIF. Chacune des personnes présentes peut mettre en marche la première étape vers plus de condamnations dans des cas de blanchiment ou de financement du terrorisme. Il est, en effet, à noter que le Niger ne compte d’une seule condamnation en matière de blanchiment d’argent (2015) et aucune en matière de financement du terrorisme.
Des documents clés ont été présentés : la nouvelle ordonnance en matière de LBC/FT transposant la directive régionale (actuellement en cours d’examen au sein du Parlement pour être validée comme loi), et le formulaire de déclaration d’opération suspecte. Dans la salle, seuls dix (10) personnes sur 29 avaient déjà vu ce formulaire avant l’atelier et cinq (5) l’avaient déjà utilisé pour signaler une transaction suspecte.
Des exercices ont été faits en groupe afin d’identifier les divers mécanismes de blanchiment d’argent et comment rechercher les noms des groupes terroristes en ligne (liste ONU). Si les représentants du secteur bancaire avaient connaissance de ces listes (ONU, OFAC, etc.), les autres participants (ex. secteur immobilier) n’avaient aucune idée de leur accessibilité.
L’atelier a été clos par la Présidente de la CENTIF qui a exprimé le souhait que grâce à ces trois jours, plus de déclarations seraient envoyées à la CENTIF par les différentes entités présentes dans la salle. A l’heure actuelle, c’est principalement le secteur bancaire qui transmet ces déclarations.
Dans leur formulaire d’évaluation, les participants ont mis en avant la pertinence de cet atelier pour leur travail quotidien. Ils ont ajouté que dorénavant, ils seront plus attentifs aux transactions en espèces et aux transferts, ainsi que concernant l’identité de leurs clients. Tous les participants ont indiqué qu’ils partageraient le contenu de l’atelier avec leurs collègues.

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