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Prévention et contrôle de l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) au Sénégal.

La FAO et le Gouvernement misent sur une communication inclusive et une sensibilisation de tous les acteurs de la filière avicole Dans la gestion des crises en santé animale, la communication joue un rôle crucial et stratégique dans le renforcement des actions de prévention et de contrôle de la maladie. La maitrise de la communication par les Services vétérinaires et l’implication du public dans les actions de communication de risque sur l’IAHP deviennent ainsi une nécessité dans la préparation et la réduction des risques d’apparition de la maladie.

Au Sénégal, la suspension des importations de produits avicoles et de matériels avicoles usagés, en 2005, a permis à la filière de se développer considérablement. Toutefois, selon le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, la filière avicole reste sous la menace sérieuse de contraintes sanitaires. Le ministre intervenait à l’occasion du lancement de la campagne de communication et de sensibilisation sur l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP).

Elle a relevé « des dysfonctionnements dans la surveillance et le rapportage des pathologies aviaires et dans la circulation de l’information, un faible niveau d’application des textes régissant la filière, des gaps existant sur le plan de la réglementation et de la législation, un faible niveau de respect des conditions de biosécurité et de biosûreté et un déficit de formation de la plupart des acteurs ».
Le déroulement du plan d’actions pour le renforcement des capacités des différents acteurs de la filière avicole constitue, selon le ministre, « un point de départ pour la levée des contraintes, notamment celles liées à la surveillance, au rapportage et au diagnostic des pathologies aviaires pour une meilleure circulation de l’information entre les différentes parties prenantes ».

Maitriser la communication par une gestion participative

Depuis décembre 2014, la réapparition de foyers d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène de souche H5N1 en Afrique de l’Ouest et du Centre (Nigéria, Niger, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Cameroun et Togo), ainsi que la propagation de la souche H5N8 au Niger, au Nigéria et au Cameroun, constituent une menace réelle pour le Sénégal eu égard au rôle de l’avifaune et des transactions commerciales dans la diffusion de l’Influenza hautement pathogène.

Durant la crise liée à la souche H7N9, les évaluations menées par la FAO sur les programmes de prévention et de contrôle de l’Influenza aviaire hautement pathogène ont montré que les autorités des pays non infectés pouvaient réduire le risque d’introduction du virus à travers des interventions stratégiques, ciblées et opportunes dans le domaine de la surveillance et de la gestion du risque mais aussi dans le contrôle des mouvements de volailles et de produits avicoles.

Rappelant la réapparition, en 2014, des foyers d’IAHP H5N1 en Afrique de l’Ouest qui a coïncidé avec l’épizootie de la maladie à virus Ebola ayant durement touché certains pays de la sous-région tels que la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria, le Représentant a.i. de la FAO au Sénégal, Reda Lebtahi, a souligné « leur impact sanitaire et socio-économique important dans toute la sous-région avec des milliers de morts humains, des millions de volailles mortes ou abattues, un accroissement de l’insécurité alimentaire, etc. qui traduit l’importance prise par les maladies zoonotiques et la nécessité de leur accorder l’intérêt qu’elles méritent ».

A cet effet, il a estimé que « la maitrise de la communication par les Services vétérinaires est d’une nécessité impérieuse pour une gestion participative des risques d’introduction et de diffusion des pathologies animales ».

La FAO recommande aux Gouvernements de s’engager fortement et urgemment dans la communication de risque pour accroitre la compréhension du public et responsabiliser les citoyens. C’est dans ce cadre que la FAO, à travers le Projet « Assistance d’Urgence pour la Prévention et le Contrôle de l’IAHP H5N1 en Afrique de l’Ouest et centrale » financé par l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), a mis à la disposition des Services vétérinaires du Sénégal, en août 2016, une assistance financière pour les aider à se préparer et à faire face à une éventuelle introduction de la souche H5N1 de l’IAHP.

Une approche intersectorielle et pluridisciplinaire

La gestion des pandémies émergentes nécessite une approche multisectorielle et pluridisciplinaire préconisée par le concept « une seule santé » développé par l’alliance tripartite : Organisation Mondiale de la Santé animale (OIE)-Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)-Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En réunissant les représentants de tous les acteurs de la filière avicole nationale, lors de cette campagne de communication et de sensibilisation sur l’IAHP, le Sénégal entend s’inscrire dans cette dynamique à travers le renforcement de la coordination intersectorielle de prévention et de contrôle de l’IAHP.

Le président de l’Interprofession Avicole du Sénégal (IPAS), Amadou Makhtar Mbodj, a appelé à « la mobilisation de tous les acteurs » de la filière avicole. « La préservation des acquis de notre filière passera nécessairement par une prise en charge correcte des risques sanitaires qui la menacent », a-t-il soutenu.

La campagne a permis de sensibiliser les aviculteurs, les ouvriers des fermes avicoles, les accouveurs, les autorités locales, les relais communautaires, les chefs coutumiers et les chefs religieux sur l’importance de la prévention contre l’IAHP, du rapportage et de la prise des mesures de biosécurité et de biosûreté au niveau des exploitations avicoles.

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