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Onu Femmes souhaite des politiques de marchés publics sensibles au genre

Diana Ofwona, directrice régionale d’ONU Femmes a estimé que les marchés publics au Sénégal représentent une part énorme de la demande internationale pour les produits et services, une industrie de plusieurs milliards de dollars, mais les entreprises appartenant à des femmes ont accès à seulement 1 % de ces marchés publics. D’ou l’importance selon elle de mettre en place des politiques de marchés public sensibles au genre.

Elle s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes mercredi 8 mars en présence du ministre de la femme, de la famille et de l’enfance Mariama Sarr. Le thème de cette année est ‘’les femmes dans un monde de travail en évolution : Planète 50/50 d’ici 2030.

Pour Madame Ofwona, ‘’les politiques de marchés publics peuvent stimuler l’offre proposée par les entreprises appartenant aux femmes grâce à des quotas spécifiques. Cette pratique est déjà en place au Kenya, où les entités adjudicatrices doivent allouer au moins 30 % de leurs approvisionnements à l’acquisition de biens, services et travaux auprès des micro et petites entreprises appartenant à des jeunes, des femmes et des handicapés’’.

Elle a notamment relevé que les femmes entrepreneures sont confrontées à des obstacles structurels qui limitent leur croissance et leur développement. ‘’Ces obstacles comprennent : le faible accès aux facteurs de production (terre, eau, intrants, …), aux financements et aux TIC ; des compétences entrepreneuriales et de gestion insuffisantes ; et le faible accès aux marchés et réseaux de distribution. Les politiques d’achat et d’investissement retiennent rarement l’égalité des sexes comme critère de sélection, ce qui a un impact négatif sur leur capacité à vendre aux gros acheteurs’’ a telle expliqué.


Ainsi ‘’en raison de ces enjeux structurels, les femmes entrepreneures et les cheffes d’entreprise n’ont pas réussi à tirer profit des dépenses publiques’’, dit elle plaidant pour ‘’une politique de discrimination positive en matière de passation des marchés, d’investissement et d’approvisionnement pouvant générer des opportunités économiques en instaurant des mesures qui incitent à investir dans le potentiel des femmes et à s’approvisionner auprès de leurs entreprises.

Cela passe également selon elle, par le renforcement des capacités des entreprises appartenant aux femmes à répondre aux appels d’offres, grâce à une meilleure exploitation des TIC.

Le ministre de la femme, de la famille et de l’enfance, Mariama Sarr de son coté, a estimé qu’il ne peut y avoir d’émergence sans les femmes rappelant que l’autonomisation des femmes dont il est question n’intègre pas seulement le fait d’avoir des moyens financiers ou matériels mais intègre aussi l’estime et la confiance de soi.

Plusieurs centaines de femmes tout de blanc vêtues ont répondu en masse à la mobilisation sociale de ce 8 mars où des femmes comme Annette Mbaye D’Erneville (journaliste), Korka Diaw (agricultrice) ou encore Khar Mbaye Madiaga (cantatrice) ont été honorées et citées en exemple.

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