BIENVENUE À L'ONU | VOUS ÊTES CHEZ VOUS
| English | Français

Système
des Nations unies
au Sénégal

La justice sociale : une condition nécessaire pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD)

« Viser la justice sociale est la chose la plus précieuse à faire dans la vie » Albert Einstein.

L’Organisation des Nations Unies a consacré le 20 février, Journée mondiale de la justice sociale. La promesse de « Ne laisser personne pour compte » qui est la noble ambition portée par les Objectifs de Développement Durable, ne saurait être une réalité sans une justice sociale effective. En effet, quand il promeut l’égalité entre les sexes, l’éradication de la pauvreté et de la faim, l’éducation et la santé pour tous, la lutte contre les discriminations liées à l’appartenance ethnique, à la religion, à la culture ou au handicap, l’Agenda 2030 ambitionne plus de justice sociale entre les êtres humains. Cette quête est au demeurant au cœur de la mission des Nations Unies.

Le thème de cette année est « Réduire les inégalités pour atteindre la justice sociale ». Or, la question de la réduction des inégalités est transversale dans l’Agenda 2030 et centrale dans la décennie d’action pour la réalisation des ODD.

Pour rappel, la justice sociale est fondée sur l’égalité des droits pour tous les peuples et la possibilité pour tous les êtres humains sans discrimination de bénéficier du progrès économique et social partout dans le monde. Aussi, promouvoir la justice sociale ne consiste pas simplement à augmenter les revenus et à créer des emplois. C’est également une question de droits, de dignité et de liberté d’expression pour les travailleurs et les travailleuses, ainsi que d’autonomie économique, sociale et politique.

Les chiffres sont édifiants ! Un travailleur sur cinq vit toujours dans une pauvreté modérée ou extrême, pendant que près de 3 milliards de personnes dans le monde vivent avec moins de 2 dollars par jour. Plus précisément, environ un milliard de personnes - soit approximativement 23% de la population des pays en voie de développement - doivent survivre avec 1 dollar par jour ou même moins.

La situation reste la plus alarmante en Afrique, où selon l’Organisation Internationale du Travail, la proportion de travailleurs pauvres était proche de 33% en 2018, ce qui signifie que près d’un tiers de tous les travailleurs vivaient dans l’extrême pauvreté malgré un travail. En outre, 22 % des travailleurs africains étaient modérément pauvres, alors que seulement 45 % d’entre eux a réussi à échapper à la pauvreté.

Au Sénégal, les Agences du Système des Nations Unies se battent au quotidien pour que la justice sociale ne soit pas uniquement un idéal, mais une réalité appréciable sur le terrain à travers l’amélioration de la vie des bénéficiaires des différents projets. Par exemple, dans le monde rural, la question de la justice sociale est omniprésente sur les défis liés à l’agriculture, notamment la gestion de l’eau, la répartition des terres, l’accès au financement, etc. Pour relever ces défis, le Fonds international de développement agricole (FIDA), a su jusqu’ici concentrer ses moyens pour venir en aide aux populations les plus démunies, en intégrant tous les aspects du développement dans la mise en œuvre de ses projets et programmes.

Conscient que cela ne suffit pas, le Système des Nations Unies au Sénégal apporte une réponse conjointe des différentes Agences. Par exemple, les défis du monde rural ne sauraient être relevés, si les problématiques liées à la malnutrition, la santé, l’éducation, l’accès à l’eau, ne sont pas traitées de manière concertée. C’est tout le sens des missions et projets conjoints menés par l’équipe pays des Nations Unies, partout au Sénégal.

Dans la région de Kolda, 11 Agences du Système des Nations Unies (Bureau du Coordonnateur Résident, UNICEF, PAM, UNFPA, ONUFEMMES, OIM, PNUD, FAO, UNHCR, CINU, UNV), mènent en collaboration avec les partenaires nationaux, un ensemble de projets sur la santé, la nutrition, l’eau, l’hygiène, et l’assainissement de qualité, la sécurité alimentaire, la réinsertion des immigrés de retour, les changements climatiques, l’emploi et la croissance économique inclusive et durable. Pour toutes ces questions, la problématique de la justice sociale demeure transversale. D’autres projets sont menés dans les autres régions du pays, dans lesquels d’autres agences comme l’UNESCO, le BIT, le HCDH, le HCR, l’OMS, l’OMI, l’ONUDI, l’ONUDC, ONUSIDA, le FIDA sont impliqués.

Bien entendu, la question de la justice sociale est omniprésente dans les discussions avec le Gouvernement du Sénégal, qui reste le premier partenaire du Système des Nations Unies au Sénégal. C’est ensemble que les solutions sont pensées et expérimentées car, tous les acteurs sont conscients que le sentiment d’injustice est un des freins du développement ; d’où la nécessité d’intégrer la question de la justice sociale dans la définition des politiques publiques.

L’Assemblée générale des Nations Unies considère que le développement social et la justice sociale sont indispensables à l’établissement et au maintien de la paix et de la sécurité entre les nations et en leur sein même. Elle considère qu’inversement il ne saurait y avoir ni développement social ni justice sociale si la paix et la sécurité ne sont pas instaurées et si tous les droits de l’homme et libertés fondamentales ne sont pas respectés.

Si les défis sont relevés durant la Décennie d’Action pour atteindre les Objectifs de Développement Durable, c’est qu’ils auront nécessairement pris en charge la cruciale question de la justice sociale. Pour ce faire, il faut un engagement et une implication de tous, mais également une ferme détermination à agir maintenant, aussi bien à l’échelle mondiale que nationale.

Par Papa Cheikh Sakho Jimbira

Facebook ONU

Chaîne video ONU
INSTAGRAM
FLICKR