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La FAO renforce les capacités du Sénégal en évaluation des risques sanitaires

Pour un système de santé opérationnel à travers l’évaluation qualitative des risques dans une approche «Une Seule Santé»

14/05/2019, Dakar - Les maladies zoonotiques se transmettent entre les animaux et les êtres humains et représentent plus des trois quarts des maladies infectieuses émergentes et re-émergentes. Elles constituent souvent une menace pour la santé publique et interpellent les secteurs de la santé animale et de l’environnement. Cependant, conformément aux législations en vigueur, ces différents secteurs ont conduit de manière individuelle leurs propres analyses de risques et la gestion de ces risques.

De nombreux microbes infectent aussi bien l’homme que l’animal, car ils vivent dans les mêmes écosystèmes. Les efforts d’un seul secteur ne peuvent prévenir ou éliminer le problème. Pour prévenir efficacement la rage chez l’homme, par exemple, il est indispensable de cibler la source animale du virus en vaccinant les chiens.

Il devient dès lors nécessaire de répertorier, à l’échelle nationale, l’information et l’expertise de tous les secteurs concernés lors de l’évaluation des risques sanitaires résultant des zoonoses afin de mieux comprendre et de gérer les risques à l’interface homme-animal-environnement.

C’est dans ce contexte que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en appui au Haut Conseil National de la Sécurité Sanitaire Mondiale «One Health» (HCN SSM OH), a conduit, du 8 au 10 mai 2019 à Dakar, l’atelier sur l’Evaluation Conjointe des Risques (ECR) dans le cadre du projet «Soutien au Programme de Sécurité sanitaire mondiale (GHSA) dans la lutte contre les zoonoses et le renforcement de la santé animale en Afrique». Projet financé par l’Agence des États-Unis de Développement International (USAID) et mis en œuvre par le Centre d’urgence pour la lutte contre les maladies animales transfrontières (ECTAD) de la FAO.

L’objectif de cette rencontre était de réunir les différents secteurs (santé publique, animale et environnementale) pour favoriser des échanges sur l’analyse des risques, les options de gestion des risques et les besoins de communication. Cette même approche sera utilisée pour conduire l’ECR en rapport avec les animateurs des groupes thématiques mises en place au niveau du Haut Conseil national SSM OH.

Renforcer la collaboration multisectorielle pour faire face aux zoonoses et autres maladies émergentes.

Lorsque les secteurs concernés contribuent ensemble à l’ECR en termes de données, connaissances et expertise, la quantité et la qualité d’informations disponibles pour estimer les risques augmentent considérablement et l’évaluation devient plus précise. Le processus de l’ECR étant répétitif, des échanges réguliers entre les secteurs favoriseront une compréhension intersectorielle des perceptions, des besoins, des mandats et d’autres contraintes des différents secteurs concernés.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le conseiller technique du Premier ministre en charge de la santé animale, de l’Elevage et de la Pêche, Papa Serigne Seck, a déclaré que «cet atelier facilitera et renforcera certainement le travail de la plate-forme nationale One Health». «Grâce à cette initiative, la communication sera plus efficace entre les secteurs tout au long du processus d’évaluation des risques», a-t-il estimé.

L’Assistant du Représentant de la FAO au Sénégal, Ousseynou Diop, a souligné que cette démarche montre que «les acteurs optent ainsi pour une démarche collégiale et inclusive pour l’atteinte des mêmes objectifs face aux zoonoses prioritaires».

«Cette nouvelle approche de l’évaluation conjointe des risques permet de mettre en commun les notions, les outils et les concepts pour mener une évaluation plus globale et intégrée du risque dans une approche One Health», a-t-il ajouté.

À propos du Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale (GHSA)

Le Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale (GHSA) a été lancé en février 2014 et représente un partenariat croissant de plus de 50 pays, d’organisations internationales et d’acteurs non gouvernementaux pour aider à renforcer la capacité des pays à contribuer à la création d’un monde sûr et sécurisé contre les menaces de maladies infectieuses et à élever la sécurité sanitaire mondiale comme priorité nationale et mondiale.

Le GHSA suit une approche multilatérale et multisectorielle visant à renforcer à la fois la capacité mondiale et la capacité des pays à prévenir, détecter et répondre aux maladies infectieuses d’origine naturelle, accidentelle ou délibérée. Le GHSA, financé par l’USAID, est mis en œuvre par la FAO, en partenariat avec d’autres organisations internationales, dans 10 pays de l’Afrique de l’Ouest et centrale : Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Ghana, Libéria, Mali, République Démocratique du Congo, Sénégal et Sierra Leone.

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