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La FAO et le CILSS renforcent leur coopération pour une meilleure gestion des produits chimiques et des pesticides dangereux dans la sous-région

28 novembre 2014, Dakar - Dans un contexte de lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et de mise en œuvre de stratégies d’intensification agricole, l’utilisation des intrants agricoles, parmi lesquels on compte un certain nombre de produits chimiques et de pesticides, n’a cessé d’augmenter ces dernières années en Afrique de l’Ouest. Toutefois, les pays membres du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) jouent un rôle important dans la gestion de la problématique des produits chimiques dangereux, qui présentent des risques inacceptables pour les populations, l’environnement et la santé publique.

Pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), promotrice des modes de production agricole respectueux de l’environnement, il est essentiel d’accompagner ces pays et de les aider à une gestion raisonnée des pesticides. Pour cela, elle développe un certain nombre d’outils et de programmes, en collaboration avec ses partenaires partageant ce même souci de sauvegarde et de préservation de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement, tout en luttant contre la pauvreté.
C’est ce qu’a confirmé M. Reda Lebtahi, au nom du Représentant a.i. de la FAO au Sénégal, lors d’un atelier de renforcement de capacités pour la coopération entre les Autorités dans la mise en œuvre des obligations de la Convention de Rotterdam dans les 13 pays du CILSS.
« Nous devons offrir aux producteurs des possibilités d’atteindre des objectifs de productions notables, tout en minimisant les risques phytosanitaires, sanitaires et environnementaux des pesticides pour une agriculture saine et durable », a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’ouverture. « La FAO ne ménagera aucun effort dans l’appui au renforcement des capacités des pays membres du CILSS en matière de gestion des pesticides » a-t-il ajouté.

Mettre en œuvre la convention de Rotterdam dans les pays du CILSS

Depuis une décennie, le Secrétariat de la Convention de Rotterdam collabore avec le Comité Sahélien des Pesticides (CSP) dans la mise en œuvre de la Convention au niveau des pays membres du CILSS.
« Aujourd’hui, avec la mondialisation de l’économie, la nature des échanges […] nous invite à plus de prudence et de rigueur dans la gestion [des produits chimiques] et de leurs déchets, à travers l’adoption de règlements internes et de comportement plus responsable de la part des acteurs économiques », a souligné Cheikh Fofana, du Ministère sénégalais de l’Environnement et du développement durable, saluant, par ailleurs, ‘’les initiatives, notamment régionales, mises en œuvre pour une gestion écologiquement rationnelle et durable des produits chimiques et de leurs déchets’’.
Pour améliorer les capacités institutionnelles des pays dans la gestion des produits chimiques sur le plan national et international, une vingtaine d’autorités nationales désignées provenant des pays membres du CILSS sont réunis, du 28 novembre au 1erdécembre 2016, pour partager leurs expériences et renforcer le dialogue entre les pays de la région.
Organisée par la FAO, cette session de formation et de renforcement de la coopération entre les Autorités Nationales Désignées dans la mise en œuvre des obligations de la Convention de Rotterdam permettra aux participants d’être mieux outiller pour l’application des obligations de la Convention qui vise la protection de la santé humaine et de l’environnement.

A propos de la Convention de Rotterdam

Entrée en vigueur le 24 février 2004, la Convention de Rotterdam vise à doter les pays d’infrastructures appropriées pour contrôler l’importation et l’utilisation des produits chimiques et les pesticides dangereux. La croissance spectaculaire de la production et du commerce de produits chimiques au cours des trois dernières décennies a en effet suscité des inquiétudes concernant les risques potentiels posés par ces substances, rendant les pays particulièrement vulnérables à cette menace.
La convention fournit des outils juridiques internationaux dans le domaine du commerce international de certains produits chimiques dangereux, afin de protéger la santé des personnes et l’environnement contre des dommages éventuels. Elle contribue également à l’utilisation écologiquement rationnelle de ces produits chimiques dangereux, notamment en facilitant l’échange d’informations entre les parties et en instituant un processus national de prise de décisions applicable à leur importation et à leur exportation.

Plus d’informations :
Convention de Rotterdam

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