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L’éducation, une responsabilité partagée

Au lendemain de son lancement mondial, Le 25 octobre 2017, le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) 2017-8 intitulé « Rendre des comptes dans l’éducation : tenir nos engagements » a été lancé pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Organisé par l’UNESCO et le Groupe régional de coordination sur l’ODD4 en Afrique de l’Ouest et du Centre (GRC4-AOC), et rassemblant une cinquantaine de participants dont de nombreux représentants des partenaires techniques et financiers de l’éducation, l’événement a permis d’échanger les points de vue de différentes familles d’acteurs sur la responsabilité de chacun dans la réalisation du droit à l’éducation.

La publication du Rapport GEM représente, chaque année, une opportunité pour les acteurs de l’éducation de se réunir afin de dresser un bilan des progrès réalisés, en vue de l’atteinte de l’ODD4, et mener des réflexions sur une thématique particulière de l’éducation, cette fois-ci la reddition de comptes. Alimentées par les conclusions et recommandations du rapport, les discussions ont principalement porté sur l’action collective et la responsabilité partagée, une problématique plus qu’opportune dans un contexte éducatif caractérisé par la multiplication des acteurs.

En effet, si les gouvernements demeurent les garants du droit à l’éducation, l’ODD4 est un objectif ambitieux qui n’est pas réalisable sans les efforts et le concours de tous les acteurs, y compris ceux non étatiques, comme les partenaires techniques et financiers, la société civile, les enseignants, les acteurs économiques, les communautés, les familles ou encore les élèves et étudiants. Cette reconfiguration du contexte éducatif nécessite que les rôles et les responsabilités de chacune des parties prenantes soient clairement définis, connus et engagés.

En tant que « voix des sans-voix », selon les mots de la coordinatrice régionale d’ANCEFA, Mme Teopista Birungi, la société civile a un rôle clé à jouer pour pousser les gouvernements à rendre des comptes à travers la sensibilisation, l’organisation et la mobilisation des communautés. En même temps, les organisations de la société civile sont conscientes qu’elles ont elles-mêmes une obligation redditionnelle vis-à-vis des communautés qu’elles servent. Les évaluations pilotées par les citoyens, présentées ici par Mme Binta Rassouloula Aw Sall du réseau PAL (Réseau d’Action citoyenne pour l’Apprentissage), se situent, elles, à l’interface entre le monde de la recherche, les communautés et les décideurs. Celles-ci peuvent contribuer à améliorer la reddition de compte dans l’éducation, y compris non-formelle, en alimentant le plaidoyer et le dialogue sur les politiques éducatives. A travers la communication avec les familles, le renforcement des capacités et la mobilisation des communautés, elles ont un impact sur les processus d’élaboration des politiques sectorielles. Enfin, pour M. Marc Bernal, le représentant de l’Institut de statistique de l’UNESCO, la production, la collecte et l’analyse des données, dans leur vision holistique et fondée sur la collaboration de tous les acteurs, revêtent une importance majeure pour améliorer la reddition de comptes. Par ailleurs, il convient de veiller à ce qu’elles soient crédibles et fiables, et largement diffusées auprès de tous les utilisateurs concernés.

En somme, ce lancement a été l’occasion de s’interroger sur les défis en matière de responsabilité partagée dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et de réfléchir sur les modèles actuels des systèmes éducatifs en place, le bien-fondé des actions des partenaires et la pertinence de leurs contributions pour une éducation de qualité et plus inclusive pour tous. En particulier, il s’est agi de voir comment différentes approches de reddition de comptes peuvent contribuer à l’ODD4 et à la réalisation d’autres ODD. Enfin, pour reprendre les mots de conclusion du Président du GRC4, M. Gwang-Chol Chang, « nous espérons que ce n’est qu’un début et que les réflexions sur cette question se poursuivront avec toutes les parties prenantes au-delà de cet événement, notamment dans le cadre du GRC4 ».

Pour plus d’informationsle site de l’UNESCO Dakar

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