BIENVENUE À L'ONU | VOUS ÊTES CHEZ VOUS
| English | Français

Système
des Nations unies
au Sénégal

L’ONUDC lance son Rapport mondial sur les drogues 2016

Dakar, 23 juin 2016 - Environ cinq pour cent de la population adulte, soit près de 250 millions de personnes entre 15 et 64 ans, ont consommé au moins une drogue au cours de l’année 2014, annonce le dernier Rapport mondial sur les drogues publié aujourd’hui par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Bien que substantiel, ce taux n’a pourtant pas augmenté au cours des quatre dernières années par rapport à la population mondiale.
Néanmoins, le rapport indique que le nombre de personnes souffrant de troubles liés à la consommation de drogues a connu une hausse alarmante pour la première fois en six ans. Il y a aujourd’hui plus de 29 millions de personnes rentrant dans cette catégorie (par rapport au chiffre antérieur de 27 millions). De plus, environ 12 millions de personnes consomment de la drogue par injection, desquels 14 pour cent vivent avec le VIH. L’impact global de la consommation de drogues reste dévastateur en termes de conséquences sur la santé.
Afin de sensibiliser le public sur les tendances de trafic et de consommation de drogues à travers le monde, et plus précisément dans la région, le Bureau régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a organisé une conférence de presse dans les locaux du Centre d’information des Nations Unies à Dakar, au Sénégal, le 23 juin 2016.
Présidé par le Représentant régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, M. Pierre LAPAQUE, l’évènement a réuni 35 journalistes issus d’agences de presse, de journaux et de chaînes de télévision locales et internationales. Il a ainsi permis d’échanger sur le problème mondial de la drogue et ses conséquences liées à la santé, suite à la récente Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGASS) qui s’est tenue en avril 2016 sur ce sujet.

Par exemple, le rapport constate que la production et la consommation d’herbe de cannabis en Afrique est parmi les plus élevées dans le monde, avec 14% des saisies mondiales effectuées sur le continent. Les Amériques, et en particulier l’Amérique du Nord, demeurent les principaux consommateurs et producteurs de cette drogue ; environ trois quarts des saisies mondiales y sont réalisées.
En termes de cocaïne, le rapport note que « Le trafic de cocaïne passant par l’Afrique semble se développer de nouveau, et on note des indices d’augmentation du trafic à destination de l’Asie, notamment de l’Asie de l’Est et du Sud-Est et du Moyen Orient ». De plus, la consommation de cocaïne (et notamment de « crack ») semble être en hausse sur le continent. Ce phénomène pourrait être lié à la proximité géographique de l’Afrique de l’Ouest à d’importants itinéraires de trafic, explique le rapport.
Un autre facteur préoccupant est que, d’après le rapport, il semblerait que l’usage d’opioïdes ait progressé en Afrique, selon les tendances perçues dont il a été fait part à l’ONUDC. Ceci devient particulièrement inquiétant si l’on considère que globalement, les opioïdes restent les drogues aux méfaits et aux conséquences sanitaires les plus désastreuses parmi celles les plus utilisées. De plus, la prison reste un milieu où la prévalence de l’infection à VIH, de l’hépatite et de la tuberculose peut être sensiblement plus élevée que parmi la population générale, et où l’usage de drogues, notamment d’opiacés et de drogues injectables, est très répandu selon plusieurs études.
A cet égard, le rapport souligne que le recours excessif à l’emprisonnement pour des infractions de caractère mineur liées aux drogues ne fait pas diminuer la récidive, mais il surcharge les juridictions pénales, qu’il empêche de traiter efficacement la criminalité plus grave. D’après ce qui a pu être constaté, la prestation de services de traitement et de prise en charge fondés sur des données factuelles comme mesure de substitution à l’incarcération pour les auteurs d’infractions usagers de drogues accroît considérablement les chances de rétablissement et réduit de beaucoup les taux de récidive.
Comme constaté par le Directeur exécutif de l’ONUDC, Yury Fedotov, il est essentiel que la communauté internationale travaille ensemble pour garantir la tenue des engagements pris lors de l’UNGASS - et le Rapport mondial sur les drogues représente un outil important dans la réalisation de cet objectif. « En fournissant une analyse complète sur les principaux développements des marchés, des routes du trafic et des effets de la consommation des drogues sur la santé, le Rapport mondial sur les drogues 2016 souligne le soutien en faveur d’approches globales, équilibrées, intégrées et axés sur les droits, comme déjà indiqué dans le document final issu de l’UNGASS ».

Facebook ONU

Chaîne video ONU
INSTAGRAM
FLICKR