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Gambie : le chef de l’ONU salue le règlement politique africain ayant permis la prévalence de l’Etat de droit.

22 janvier 2017 – Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a félicité samedi soir les dirigeants africains pour leur réussite dans le rétablissement de la démocratie en Gambie.

Suite aux efforts de médiation menés dernièrement par le Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et le Président guinéen, Alpha Condé, l’ancien Président gambien, Yahya Jammeh, a décidé de « faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir » au nouveau Président du pays, Adama Barrow.

« L’Etat de droit a prévalu en Gambie », s’est réjoui M. Guterres dans un message posté sur son compte officiel Twitter.

Résolues à parvenir à un règlement pacifique de la situation politique en Gambie, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA) et les Nations Unies ont salué dans une déclaration publiée le même jour « la bonne volonté et le sens de l’Etat » de l’ancien Président Jammeh pour sa décision prise « dans l’intérêt du peuple gambien, et dans le but de préserver la paix, la stabilité et la sécurité de la Gambie ».

La CEDEAO, l’UA et l’ONU se sont notamment engagés à collaborer avec le gouvernement gambien pour « assurer et garantir la dignité, le respect, la sécurité et les droits » de l’ancien Président Jammeh, « en tant que citoyen, dirigeant de parti et ancien chef de l’Etat », et de sa famille immédiate, des membres de son cabinet, des responsables gouvernementaux, des responsables de la sécurité et des militants de son parti et des loyalistes.

En outre, les trois organisations sous régionale, régionale et internationale se sont engagés à travailler avec le gouvernement gambien pour s’assurer qu’aucune mesure législative ne soit prise à l’encontre de l’ancien Président Jammeh et son entourage et ont exhorté les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que les anciens membres du régime et les partisans ne soient ni intimidés ni harcelés.

Afin d’aider à la transition pacifique et ordonnée, au transfert du pouvoir et à la création d’un nouveau gouvernement, l’ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie « sans porter préjudice à ses droits de citoyen et de chef de parti politique ».

La CEDEAO, l’UA et l’ONU collaboreront avec le gouvernement gambien pour garantir que l’ancien Président Jammeh soit libre de retourner en Gambie à tout moment de son choix, « conformément au droit international relatif aux droits de l’homme et à ses droits en tant que citoyen de la Gambie et ancien chef d’Etat ».

Dans leur déclaration commune, les trois organisations ont fortement souligné le rôle important des Forces de défense et de sécurité gambiennes dans le maintien de la paix et de la stabilité du pays.

Ils se sont engagés à travailler avec le gouvernement gambien afin de prendre toutes les mesures appropriées pour « soutenir le maintien de l’intégrité des Forces de défense et de sécurité et se prémunir contre toutes les mesures qui peuvent créer des divisions et une rupture de l’ordre ».

Par ailleurs, la déclaration indique que la CEDEAO mettra un terme à toute opération militaire en Gambie et continuera de rechercher un règlement pacifique et politique de la crise.

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