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Faire face à la COVID-19 et reconstruire en mieux, de manière durable et résiliente

Alors que nous fêtons le 75ème anniversaire de la Charte des Nations Unies, ce 26 juin 2020, le monde est confronté à un des plus grands défis de son histoire, eu égard à l’ampleur et aux conséquences de la pandémie de COVID-19. La COVID-19 menace de compromettre les progrès accomplis par les pays dans la réalisation des Objectifs de développement durable contenus dans l’Agenda 2030, tout comme ceux fixés pour les pays africains, dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. La pandémie est plus qu'une crise sanitaire ; elle est une crise économique, sociale, humanitaire, une crise de sécurité et des droits de l'homme, mais surtout une crise humaine, qui nous touche en tant qu'individus, en tant que familles, communautés et sociétés. Au peuple Sénégalais, nous exprimons toute notre compassion en ces moments difficiles et présentons nos condoléances pour tous ceux qui nous ont quitté.

La COVID-19 vient nous rappeler d’une part, l’obligation de renforcer la coopération et la solidarité internationale et d’autre part la nécessité de faire face et de reconstruire ensemble un monde meilleur. A ce propos, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres a appelé à une réponse multilatérale à grande échelle, coordonnée et globale.
Le Sénégal, sous le leadership du Chef d’d’Etat et du Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, bien avant l’apparition du premier cas, a pris des mesures pour apporter une réponse efficace à la pandémie. Très vite, le Système des Nations Unies s’est mobilisé en fournissant un appui intégré à la réponse nationale, tirant parti des avantages comparatifs de ses agences, fonds et programmes spécifiques, présents au Sénégal.

Faire face…
Il s’est agi dès le début de la crise d’accompagner le Gouvernement pour parer aux priorités, notamment surmonter l’urgence sanitaire et mettre en œuvre des mesures rapides de sauvetage économiques et sociales. En plus du renforcement du Système de Santé, à travers un appui technique, la surveillance épidémiologique, la mise aux normes des structures d’accueil, mais également de la prise en charge des plus vulnérables, la contribution des Nations Unies au Sénégal s’est déployée dans des domaines aussi divers que la continuité de l’administration, l’éducation, la surveillance des frontières, l’aide alimentaire, la communication communautaire, l’emploi, l’appui logistique au pays, etc.
Un Plan de préparation et de réponse à la COVID-19, a très vite été mis en place, avec un financement de près de 120 milliards de FCFA, dont plus de 91 milliards déjà mobilisés dès la fin du mois de mars.
Alors que nous avons franchi la barre des 6000 cas et que les impacts socio-économiques de la COVID-19 ont clairement des conséquences importantes sur la vie des familles et des communautés, le Système des Nations Unies au Sénégal, continue de se tenir aux côtés du Gouvernement et des populations, en particulier les plus vulnérables d’entre elles, pour faire face à pandémie et la vaincre.

Reconstruire en mieux… ensemble !

La COVID-19 n’a pas rendu les armes et continue, au Sénégal comme ailleurs, à avoir des effets dévastateurs. Outre la souffrance humaine immédiate causée par la maladie elle-même et la perte des moyens de subsistance de millions de personnes, la pandémie a également mis en évidence plusieurs vulnérabilités majeures, qui ne sont d’ailleurs pas propres au Sénégal. En effet, la crise économique mondiale ne manque pas d’impacter le pays, compte tenu de l’interconnexion mondiale, qui a facilité la propagation rapide de la pandémie. La crise a mis à jour, la précarité des chaînes de valeur mondiales longues et complexes, qui font que de nombreux pays ont eu du mal à se procurer des fournitures médicales et d’autres fournitures stratégiques. Les inégalités sociales ont été exposées et rapidement exacerbées par la perte massive mais inégale d’emplois. Au Sénégal, comme dans beaucoup de pays Africains, le secteur informel, qui représente une part importante des actifs, a été rudement touché, tout comme le monde rural. Les femmes, les enfants, les migrants et les personnes âgées sont également très impactés par les effets socioéconomiques de la pandémie.

Aussi, même si la crise actuelle n’est pas la première à mettre en évidence les fragilités que nous observons, la profondeur et l’ampleur des circonstances actuelles ont placé la question de la résilience et de la préparation en tête des préoccupations. Ces vulnérabilités mises au jour sont d’autant plus préoccupantes, qu’elles sont à penser à la lumière d’autres menaces toutes aussi pugnaces, que sont la crise environnementale, les risques sécuritaires, la pauvreté, l’insécurité alimentaire, la malnutrition, etc. Ces enjeux sont du reste, ceux portés par les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, dont la réalisation s’avère avec la crise de la COVID-19, plus jamais nécessaire.
Pour mieux reconstruire et faire face non seulement à la COVID-19, mais à d’autres crises qui vont inéluctablement survenir, nous avons ensemble la responsabilité et l’intérêt de ne pas seulement rechercher des mesures à court terme, mais nous devons sereinement et avec clairvoyance, interroger les insuffisances et manquements qui ont conduit à la crise actuelle, afin de les corriger. La récupération est l’occasion de lutter contre les inégalités, l’exclusion, les lacunes des systèmes de protection sociale, la crise climatique et les autres fragilités et injustices qui ont été mises à nu par la pandémie.
Cet exercice ne pourra faire l’économie d’une meilleure prise en charge des préoccupations et de l’intégration des femmes et des jeunes, dans les processus de prise de décision et la définition des politiques. Nous nous réjouissons qu’ici au Sénégal, le Gouvernement ait très tôt intégré ces aspects dans sa politique et ses plans de développement et nous saluons les efforts constants dans ce sens.

Pour mieux reconstruire, nous devrons améliorer l’accès aux fournitures médicales, ainsi que réduire les droits de douanes qui leur sont appliqués. Les petites et moyennes entreprises devront également être protégées, par exemple en tirant parti des possibilités offertes par l’économie numérique et en élargissant l’accès aux technologies. La COVID-19 nous aura également montré la nécessité d’accélérer l’industrialisation en Afrique pour produire dans nos pays, les produits de base et mieux faire face aux chocs mondiaux.

Nous devrons en outre mieux protéger les personnes vulnérables, les femmes, les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées, les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées. Toutes ces nouvelles politiques et initiatives qui renforcent les systèmes de santé, améliorent la protection sociale et la situation économique, doivent être déployées à travers des voies respectueuses du climat et des droits de l’homme.
La COVID-19 nous aura appris l’importance d’anticiper sur les défis ; par exemple partout dans le monde, l’accent a été mis sur la prévention, les investissements et les changements de comportement, entraînant une exposition réduite et à une résilience accrue. Aussi, qu’il s’agisse de la question climatique ou des risques d’apparition d’autres pandémies, c’est en anticipant que nous réduirons les risques et les surmonterons. C’est également en faisant en sorte que la coopération au développement s’efforce de renforcer la résilience à long terme, pour permettre aux pays de se préparer à faire face aux risques prévus et imprévus.

La COVID-19 s’est imposée à nous de manière inattendue et foudroyante. Sortir de cette crise nécessitera une approche concertée, intégrée par les individus, les familles, les sociétés, les gouvernements et la communauté internationale ; une approche motivée par la compassion et la solidarité. A nous de faire de cette crise une opportunité pour construire un meilleur monde, plus juste, plus équitable. C’est à cela que s’engage le Système des Nations Unies au Sénégal, aux côtés du Gouvernement, des partenaires et des populations, pour que personne ne soit laissé pour compte.

En ce jour anniversaire de la Charte de Nations Unies, dont la raison d’être a été de sauver les générations futures du fléau de la guerre, de réaffirmer la foi dans les droits humains fondamentaux, de lutter contre l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, mais également entre les nations, grandes et petites, de promouvoir la justice, le progrès social et de meilleures normes de la vie dans une plus grande liberté, le Système des Nations Unies au Sénégal réaffirme son engagement.

Faites entendre votre voix sur l’avenir que vous souhaitez, en participant à la plus grande consultation jamais organisée à l’échelle mondiale. Prenez une minute pour donner votre avis à l’ONU : https://un75.online/?

Lena Savelli,
Coordonnatrice Résidente a.i
Système des Nations Unies au Sénégal

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