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Large consultation au Cameroun, Sénégal et Togo pour l’élaboration d’un code de conduite et d’un règlement intérieur type en milieu scolaire

En vue d’élaborer des orientations globales relatives au développement, à la dissémination et à la mise en œuvre d’un « code de conduite pour les professionnels du corps éducatif », l’UNESCO a soutenu une mission de collecte de données auprès des ministères en charge de l’éducation et des principales parties prenantes dans le domaine de l’éducation et de la protection de l’enfant dans les trois pays courant mai 2019.

Les consultations qui se sont tenues à Lomé, Yaoundé et Dakar ont été une aubaine pour recueillir auprès des acteurs clés de la communauté éducative la documentation et les informations pertinentes, des avis sur la démarche à suivre ainsi que le contenu à élaborer dans le cadre de cette démarche.

Tout est parti du constat de la réponse du secteur de l’éducation aux violences de genre en milieu scolaire (VGMS), au Cameroun, au Sénégal et au Togo. Les résultats des diagnostics effectués par l’UNESCO ont révélé que ces pays sont dotés d’une règlementation riche en matière de protection de l’enfant mais qu’aucun d’entre eux ne disposait de lignes consensuelles sur les questions de violences et particulièrement celles liées au genre. Ce constat a montré la nécessité d’établir des orientations pour l’élaboration d’une réglementation adaptable à chaque contexte et prenant en compte la récurrence et les effets négatifs de ces questions de violences sur la qualité de l’éducation et l’environnement scolaire. « Le code de conduite viendrait en appui de la discipline positive pour lutter contre les formes de VGMS » a souligné jeudi 23 mai dernier, un enseignant formé dans le domaine.

La réalisation dudit code de conduite ne peut se faire sans la consultation, l’implication et l’expertise des acteurs clés : « Les parents, les enseignants, l’équipe pédagogique, les comités de gestion d’école, les associations de parents d’élèves (APE), les élèves, bref l’ensemble de la communauté doit être impliquée » estime un chef d’établissement à l’Inspection d’Académie (IA) de Pikine-Guédiawaye, au Sénégal. L’UNESCO a ainsi rencontré les responsables des ministères de l’Éducation en charge des ressources humaines, de l’enseignement élémentaire, secondaire, ceux en charge de la formation des enseignants et de l’encadrement pédagogique au niveau central et des directions régionales, y compris les chefs d’établissement. Les parties prenantes comme les syndicats des enseignants et les responsables des APE, tout comme les organisations de la société civile, à l’image de FAWE (Forum des éducatrices africaines), de l’ASBEF (Association pour le bien-être familial), de Plan International et des agences des Nations-Unies, notamment l’UNICEF et l’UNFPA, ont également été consultés afin de collecter les bonnes pratiques et la documentation de référence en la matière dans chacun des trois pays et ailleurs dans la région. « Pour donner de la légitimité au code, il faut créer une alliance autour des enjeux de protection de l’enfant et en faire une base solide » précise également l’UNICEF.

Les informations capitalisées à l’issue de ces entretiens ont permis de souligner l’importance de la démarche participative et d’orienter, à partir des bonnes pratiques collectées en Afrique de l’Ouest et du Centre et des orientations mondiales(UNESCO, ONU Femmes, 2017), la conception d’un code de conduite type, des orientations globales quant à sa mise en œuvre et d’un règlement intérieur type mettant l’accent sur la prévention, la réponse et le suivi des différentes formes de violence y compris celles de genre.
Pour le moment l’établissement de grandes lignes directrices et la mise en évidence de l’utilité de cet outil, renforceront considérablement les initiatives de lutte contre les VGMS déjà existantes.

Pour plus d’informations :

UNESCO DAKAR

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