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Durabilité de la préservation de l’information : Des indicateurs bientôt définis

Une quarantaine d’experts et expertes venus de 13 pays d’Afrique ont démarré ce 11 septembre 2019, à l’invitation du Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest-Sahel, les travaux préliminaires de réflexion pour l’élaboration d’un cadre d’Indicateurs susceptibles d’orienter les politiques ou stratégies nationales relatives à la préservation durable de l’information.

Cet atelier prévu pour durer trois jours (11 au 13 septembre 2019) est organisé en partenariat avec EBAD (Ecole des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes de l’Université Cheikh Anta Diop), IFLA et le Secrétariat général du Gouvernement du Sénégal (à travers la Direction nationale des archives). Mené dans le cadre du Programme Information Pour Tous et du Programme Mémoire du Monde, il vise à promouvoir la préservation de l’information y compris le patrimoine documentaire et le patrimoine numérique. L’atelier est le début d’un processus qui devrait à terme permettre à l’UNESCO de mettre à la disposition des Etats, des institutions de la mémoire, des partenaires au développement et des Organisations de la société civile, un cadre pour non seulement évaluer la préservation durable de l’information, mais aussi, favoriser la formulation, basée sur les évidences, de politique de préservation de l’information.

L’atelier a été officiellement ouvert par le Secrétaire général adjoint du Gouvernement, M. Alyoune Badara Diop, qui, dans son message de circonstance a rappelé : « qu’il est urgent d’engager des actions soutenues en faveur de la conservation du patrimoine documentaire et numérique des pays africains, tout en garantissant l’accès à l’information pour favoriser le développement durable ». Avant lui le Directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest-Sahel, M. Dimitri Sanga, avait pris la parole pour situer le contexte de l’atelier et rappeler son importance pour les pays Africains où la préservation de l’information connaît encore de nombreuses insuffisances, surtout pour ce qui est du patrimoine numérique. Il a ainsi fait remarquer que « « Nos Etats ne sauraient tirer pleinement bénéfice du développement de l’Intelligence Artificielle sans une politique efficace de préservation et d’accessibilité de l’information, y compris des données. ». Revenant sur l’importance des Indicateurs de Durabilité de la Préservation de l’Information, il a précisé que leur finalité est : « de fournir aux acteurs du secteur un outil de plaidoyer et de mobilisation des partenariats en vue d’adresser les défis de la préservation durable de l’information. ».

Le Représentant de la Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques (IFLA), M. Norbert Tangmo est aussi intervenu pour redire tout l’intérêt pour la communauté des praticiens de la préservation de disposer des Indicateurs. « La préservation de l’information et du patrimoine documentaire au profit des générations futures est l’un des piliers clé des missions de IFLA ». a-t-il rappelé.

Le Président du Groupe de Travail du Programme Information Pour Tous, sur la Préservation de l’Information, M. Laszlo Z. Karvalics, a fait un message vidéo à l’assistance dans lequel il a particulièrement insisté sur la préservation de l’information numérique et des ressources en danger.

A la suite des officiels, le Prof. Charles Omekwu a fait un exposé inaugural sur le rapport entre la préservation de l’information et le développement dans lequel il a fait remarquer que « l’information est l’oxygène des interactions humaines » et par conséquent mérite d’être préservée pour les générations présentes et à venir.

En guise d’orientation pour les travaux, M. Michel Kenmoe, Conseiller régional pour la Communication et l’information au Bureau de Dakar, a fait une présentation sur le concept des Indicateurs de Durabilité de la Préservation de l’Information. Dans cet exposé il a notamment rappelé que les indicateurs à formuler devraient avoir pour fondement les principes de la société de la connaissance que sont le respect des droits humains, l’inclusivité, l’ouverture, l’égalité de genre, le multi-partenariat, etc.

Les travaux qui ont suivis devraient tour à tour s’attarder sur l’analyse d’une part des indicateurs proposés par les participants et d’autre part ceux extraits des cadres d’indicateurs existant dont les Indicateurs d’Universalité d’Internet. De manière générale, le cadre des Indicateurs de Durabilité de la Préservation de l’Information en cours de formulation est organisé autour de cinq principales catégories que sont : le cadre légal et réglementaire, les capacités institutionnelles, les ressources humaines, la conservation, les infrastructures et la technologie. De plus, ces indicateurs devraient permettre d’apprécier l’information par le truchement des valeurs comme : respect du droit, durabilité, sécurité, adaptabilité, diversité, proactivité et complétude.

Pour en savoir plus :

https://fr.unesco.org/programme/ifap

https://fr.unesco.org/programme/mow

UNESCO à Dakar

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