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Des champs écoles pour faire face au changement climatique

25/10/2016 Diffuser et valoriser l’information agro-climatique pour améliorer la résilience climatique dans la production agro-pastorale. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Gouvernement du Sénégal ont réuni les partenaires du Sénégal sur les questions de changement climatique, à l’occasion de l’atelier de lancement du projet « Intégration de la résilience climatique dans la production agro-pastorale pour la sécurité alimentaire dans les zones rurales vulnérables à travers l’approche des champs-école paysans ».

L’atelier a réuni plus d’une centaine d’acteurs, leur permettant de remettre en lumière la problématique de la résilience climatique, une semaine après la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation sur le thème « Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi » et à quelques jours de la COP22, qui se tiendra à Marrakech, au Maroc, du 7 au 18 novembre 2016. Pendant la rencontre, les échanges ont particulièrement porté sur la mise en œuvre du projet, dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des communautés agro-sylvo-pastorales à travers le développement de moyens d’existence résilients aux effets du changement climatique.

« En effet, les changements climatiques constituent une menace pour les sociétés humaines, animales et la planète », a déclaré le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Dogo Seck, en ouverture des échanges. « De ce fait, une large coopération et des synergies d’actions sont indispensables, dans le cadre d’une riposte internationale pour cerner leurs causes, concevoir des stratégies efficaces, élaborer des plans d’actions adaptés et les appliquer avec des mécanismes de suivi-évaluation à tous les niveaux ».

A l’occasion de la COP21, l’Etat du Sénégal a clairement manifesté sa volonté de prendre part aux stratégies globales d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. Des retombées importantes sont attendues des options d’adaptation qui seront mises en œuvre dans le cadre de sa « Contribution prévue déterminée au niveau national », dont les bénéfices les plus significatifs toucheront des secteurs comme les sols et l’agriculture.

Le changement climatique affecte aussi la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables qui dépendent de l’agriculture comme moyen principal de subsistance. « L’adaptation aux effets néfastes du changement climatique est une préoccupation nationale », a également rappelé le Secrétaire Général. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE), elle est devenue une « priorité susceptible d’assurer et de garantir le développement des activités productives ainsi que la stabilité des systèmes de production en équilibre avec la gestion de l’environnement. »

L’approche champs école pour valoriser l’information agro-climatique

Les effets du changement climatique sur le secteur rural sont accentués par le manque de connaissances et de capacités d’adaptation. Il existe donc un réel besoin de renforcer les capacités des producteurs, pour encourager l’adoption de pratiques agro-sylvo-pastorales résilientes à la sécheresse et aux autres effets.

Ce nouveau projet entend par conséquent relever le défi du partage de l’information et des connaissances agro-climatiques avec les populations, par la mise en place d’un dispositif fonctionnel pour la diffusion et la valorisation de l’information, mais aussi le partage de connaissances entre acteurs.

Pour cela, le projet s’appuiera sur les champs écoles des producteurs et les clubs d’écoutes DIMITRA, qui constituent selon Monsieur Patrick David, Représentant a. i. de la FAO au Sénégal, « deux approches de la FAO, qui permettent d’optimiser les capacités techniques et organisationnelles des communautés de base pour améliorer leur qualité de vie ». « L’alliance méthodologique entre ces deux approches favorisera la mise en réseau des acteurs, une autonomisation des populations et un leadership des femmes et des jeunes. »

A propos du projet

Doté d’un budget de 6,2 millions USD, le projet « Intégration de la résilience climatique dans la production agro-pastorale pour la sécurité alimentaire dans les zones rurales vulnérables à travers l’approche des champs-école paysans », sera mis en œuvre sur une période de 5 ans, dans les trois zones éco-géographiques du Sénégal (ZEG) : le Ferlo (ou zone Sylvo-pastorale), le Bassin arachidier et le Sénégal Oriental.

Mis en œuvre en partenariat avec les ministères en charge de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement, ainsi que l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), le projet vise directement les organisations de producteurs (OP). Il appuiera en effet 25 000 producteurs des exploitations familiales (15 000 agriculteurs et 10 000 éleveurs), membres d’organisation de producteurs. L’équipe du projet veillera tout particulièrement à l’inclusion des ménages les plus vulnérables, mais aussi des femmes et des jeunes dans les régions d’intervention. A termes, le projet vise à intégrer des stratégies d’adaptation au changement climatique dans les politiques et les programmes de développement agro-sylvo-pastoral.

Plus d’informations :

- Sur les travaux de la FAO sur le changement climatique

- Sur les champs écoles de producteurs

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