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AIRCOP renforce la lutte contre le crime transnational organisé et le terrorisme en Afrique de l’Ouest

Le programme de communication aéroportuaire (AIRCOP) soutient les gouvernements de 33 pays d'Afrique, d'Amérique Latine, des Caraïbes et du Moyen Orient dans la mise en place de Cellules Aéroportuaires Anti-Trafic (CAAT). Ces cellules visent à favoriser l'échange d'informations et de renseignements entre les pays, à renforcer les capacités des officiers d'application de la loi, et à faciliter l'identification de passagers et cargaisons à risque.

En devenant, en mai 2017, la 13ème équipe pleinement opérationnelle d’AIRCOP en Afrique, l’aéroport de Ouagadougou (Burkina Faso) se joint à un réseau grandissant de CAATs (19 au total) qui comptera bientôt également les aéroports de Bissau et du Salvador.
Ce réseau de CAATs a déjà fait ses preuves dans la région. Ainsi, depuis leur mise en place, en 2014 et 2015, les CAAT des aéroports internationaux de Niamey et de Bamako ont saisi un total de 23,4 kilogrammes de méthamphétamine, 21,6 kilogrammes de cocaïne, plus d’un million de USD et 585.295 EUR en liquide non-déclarés, ainsi que 86 kilogrammes d’or en lingots et 114 faux passeports. Plus récemment, en mai 2017, les autorités de l’aéroport international de Niamey ont interpellé un ressortissant nigérien qui tentait de se rendre à Lyon, via Casablanca, avec près de 3 kilogrammes de méthamphétamine dissimulés dans un double fond de valise.

Le renforcement des capacités des officiers des aéroports bénéficiant du programme AIRCOP et l’accroissement des échanges d’informations opérationnelles entre les différentes CAATs de la région ont permis de mieux connaître les mécanismes de fonctionnement des réseaux et ainsi ont conduit à une meilleure qualité de l’analyse de risque et du ciblage effectués au niveau des aéroports africains.
Grâce à la vigilance des différentes CAATs positionnées dans les aéroports, des tentatives de corruption d’officiers d’application de la loi ont été mises à jour dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, notamment au Togo, au Ghana et en Côte d’Ivoire. Cela montre qu’il existe une approche concertée des groupes criminels visant à corrompre les agents d’application de la loi dans les aéroports afin qu’ils ferment les yeux sur le trafic de drogues.

Par ailleurs, le programme AIRCOP développe de plus en plus les capacités des officiers à détecter les passagers à risque aux côtés des compagnies aériennes. Ainsi, la nouvelle CAAT de Ouagadougou a bénéficié d’une série de séances de formation et de mentorat délivrées par l’ONUDC. Pour aller plus loin dans les détections, l’Agence nationale de l’aviation civile du Burkina Faso, avec le soutien d’AIRCOP, a organisé une réunion avec les compagnies aériennes nationales et internationales, le chef de la CAAT ainsi que des représentants de la police, de la gendarmerie et des douanes. Un projet de proposition sur l’accès aux dossiers de noms de passagers (PNR) par la CAAT a été discuté, y compris des aspects sensibles liés à la confidentialité des données et à la responsabilité des compagnies aériennes. Tous les participants ont convenu de l’importance de l’application de la loi ayant accès à un large éventail de données afin de mieux gérer et cibler les passagers à haut risque et renforcer la sécurité des passagers, des plans et des aéroports. La proposition finale comprendra les résultats des discussions et, si elle est adoptée, pourrait devenir un modèle pour des protocoles similaires sur le partage de données à développer pour d’autres aéroports en Afrique.Par ailleurs, le programme AIRCOP développe de plus en plus les capacités des officiers à détecter les passagers à risque aux côtés des compagnies aériennes. Ainsi, la nouvelle CAAT de Ouagadougou a bénéficié d’une série de séances de formation et de mentorat délivrées par l’ONUDC. Pour aller plus loin dans les détections, l’Agence nationale de l’aviation civile du Burkina Faso, avec le soutien d’AIRCOP, a organisé une réunion avec les compagnies aériennes nationales et internationales, le chef de la CAAT ainsi que des représentants de la police, de la gendarmerie et des douanes. Un projet de proposition sur l’accès aux dossiers de noms de passagers (PNR) par la CAAT a été discuté, y compris des aspects sensibles liés à la confidentialité des données et à la responsabilité des compagnies aériennes. Tous les participants ont convenu de l’importance de l’application de la loi ayant accès à un large éventail de données afin de mieux gérer et cibler les passagers à haut risque et renforcer la sécurité des passagers, des plans et des aéroports. La proposition finale comprendra les résultats des discussions et, si elle est adoptée, pourrait devenir un modèle pour des protocoles similaires sur le partage de données à développer pour d’autres aéroports en Afrique.

Le programme a pour objectif de renforcer les capacités de détection et d’interception de tous types de trafic illicite et de passagers à haut risque dans les aéroports des pays d’origine, de transit et de destination et de contribuer à la coordination entre les pays dans cette lutte. A l’origine, en 2010, AIRCOP avait pour but de s’attaquer principalement au trafic de drogues, plus précisément à la cocaïne qui partait d’Amérique Latine et transitait par l’Afrique de l’Ouest avant d’arriver en Europe. Face à l’évolution des menaces, AIRCOP s’est adapté à toutes les formes de criminalité organisée touchant le vecteur aérien, et plus récemment aux risques liés au terrorisme.
Ce programme est financé par l’Union Européenne, le Canada, le Japon, la Norvège et les États-Unis, et mis en œuvre en partenariat avec INTERPOL et l’Organisation Mondiale des Douanes.

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